Isolation thermique : comment bien isoler sa maison ?

Chaque hiver, le sujet revient sur la table : l’isolation des maisons et des bâtiments français est nettement insuffisante. Si l’isolation thermique est un sujet qui intéresse les particuliers, ils sont peu nombreux en revanche à savoir exactement comment diagnostiquer un défaut d’isolation et comment y remédier. Alors, comment bien isoler sa maison ?

1) Établir un diagnostic d’isolation

Avant d’engager des travaux d’isolation thermique et de faire appel à un professionnel, établissez en amont un diagnostic énergétique de votre maison. Certaines entreprises de rénovation de l’habitat auront tendance à ne pas prendre en compte ce paramètre de façon à vous vendre leurs produits-phares, même si ceux-ci n’améliorent pas concrètement votre isolation. Faites un Diagnostic de performance énergétique (DPE) mais aussi une analyse thermique par infrarouge depuis l’extérieur de votre maison. Cette dernière technique s’est considérablement développée ces dernières années et vous permet, grâce à travers différentes couleurs, d’obtenir une carte thermique de votre maison et analyser très rapidement les défauts et les besoins thermiques de votre habitat.

2) Définir un budget pour son isolation

Avant de rencontrer différents professionnels, définissez bien le budget que vous souhaitez allouer à vos travaux d’isolation. Bien isoler sa maison a un coût, mais il ne faut pas définir un budget en fonction de ce que propose les entreprises qui viendront vous établir des devis car c’est le meilleur moyen de dépenser plus que ce que vous auriez voulu au départ. Si vous avez besoin d’aides, des dispositifs existent (nous les verrons un peu plus tard dans cet article). La majorité des travaux d’isolation bénéficie notamment du Crédit d’impôt transition énergétique (CITE).

3) Isolation des combles, isolation des murs, ITE : les solutions existent !

En fonction des résultats de la carte thermique obtenue grâce à l’analyse par infrarouge et du Diagnostic de performance énergétique (DPE), vous pouvez déjà orienter vos travaux d’isolation vers un secteur bien précis de votre maison. Isolation des combles perdus, isolation des combles aménageables, complément mince d’isolation, isolation des murs, isolation thermique par l’extérieure (ITE) : les solutions ne manquent pas. Il s‘agit désormais de bien choisir votre type d’isolation, avant bien sûr d’opter pour un matériau isolant performant.

L’isolation des combles permet de réduire fortement les ponts thermiques de la toiture. 30% des déperditions énergétiques d’une maison se font par la toiture, d’où l’importance de bien isoler ses combles, qu’ils soient perdus ou aménagés.

L’isolation thermique extérieure (ITE) est idéale pour profiter d’un déphasage thermique performant. En effet, c’est dans les murs que l’inertie thermique est la plus forte, ce qui permet d’obtenir une isolation performante pour un confort thermique optimal.

4) Laine, ouate de cellulose, isolants écologiques : quel matériau choisir ?

Pour l’isolation sous toiture, l’isolation des combles perdus et l’isolation des combles aménageables, de nombreux matériaux isolants sont disponibles sur le marché. Laine de verre, laine de coton, laine minérale d’origine naturelle, isolant mince, ouate de cellulose, laine de bois, paille, liège, chanvre, lin : les choix ne manquent pas selon vos sensibilités.

Si tous ont des caractéristiques différentes, il est intéressant de noter que leur utilisation peut être préconisée pour certaines régions. Et inversement. Par exemple, la laine de chanvre est réputée pour être peu adaptée en milieu humide. Si vous habitez dans une région où il pleut beaucoup, mieux vaut l’éviter.

Prenez donc bien en compte tous les paramètres liés à ces matériaux isolants avant de faire votre choix.

5) Profitez des aides financières

Bien isoler sa maison peut également être synonyme d’investissement mesuré sur le plan financier. Comme précisé précédemment, la majorité des travaux d’isolation ouvre droit aux 30 % du Crédit d’impôt transition énergétique (CITE). 2 conditions à remplir : le professionnel à qui vous faites appel doit être labellisé Reconnu garant de l’environnement (RGE) et vous devez installer une certaine quantité d’isolant pour atteindre le coefficient thermique déclencheur du CITE. L’ITE, l’isolation par soufflage dans les combles perdus ou l’isolation sous rampants sont notamment concernés pour obtenir le CITE.

Ainsi, si vous optez pour un investissement de 6 000 € en ce qui concerne l’isolation et que vous remplissez les conditions du CITE, l’Etat vous reversera 1 800 € (30 % de 6 000 €), soit un investissement final de 4 200 €.

Par ailleurs, d’autres dispositifs existent pour vos travaux d’isolation, comme l’éco-PTZ ou le Certificat économie d’énergie (CEE). Renseignez-vous auprès de l’Ademe, l’Anah ou votre mairie.

 

Conseil du pro : Pour tous vos projets d’isolation, n’hésitez pas à faire appel à Technitoit, le n°1 Français de la rénovation de l’habitat.

 

Article rédigé par Thomas N en décembre 2016

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